La « Caisse des Français de l’Etranger » : la Sécurité Sociale des Français expatriés

 

Qu’est-ce que la CFE et quelle couverture offre-t-elle ?

La CFE (Caisse des Français de l’Étranger) est la branche de la Sécurité Sociale française dédiée aux Français expatriés ou résidant majoritairement hors de France.

Avec la Caisse des Français de l’Étranger, vous continuez à bénéficier des mêmes bases de remboursements que celles appliquées par la Sécurité Sociale en France. C’est la continuité de vos droits à l’étranger, quand vous résidez plus de 6 mois par an hors de France. Votre cotisation est volontaire. Les salariés peuvent également cotiser, en option, à la retraite pour continuer à cumuler leurs trimestres.

Quelles en sont les limites ?

Adhérer volontairement à la CFE lorsque l’on réside à l’étranger est un choix individuel qui mérite d’être réfléchi. Il faudra, dans cette réflexion, prendre en compte les limites de la CFE, qui rembourse sur les bases de la Sécurité Sociale française, soit environ 60% des dépenses à ce jour. Cela peut, à l’étranger, s’avérer très insuffisant. Il est donc conseillé de souscrire à une assurance complémentaire CFE et une garantie rapatriement sanitaire.

Nous nous chargeons de votre adhésion CFE et de la complémentaire CFE qui viendra compléter vos remboursements à 100% des frais réels, en cas d’hospitalisation notamment. La complémentaire CFE inclut également l’assistance 24/24 (aussi appelée évacuation sanitaire ou rapatriement sanitaire quand l’assuré est évacué vers son pays d’origine).

En faisant la démarche d’adhérer à la CFE + à une complémentaire CFE, vous serez assuré dans votre pays d’expatriation, mais également partout dans le monde, notamment pendant vos congés ou lors de vos retours en France.

Dans quelles conditions est-il préférable d’adhérer ou non à la CFE ?

Les cotisations à la CFE sont « familiales » et l’option maternité incluse d’office. C’est une formule particulièrement judicieuse pour les familles nombreuses (bien souvent à partir de 3 enfants). Les cotisations se font en fonction :

  • de l’activité,
  • des revenus et
  • de l’âge des personnes.

C’est dans les trois mois qui suivent le départ de France qu’il faut penser à s’affilier. Au-delà, une période d’attente sera appliquée. Si vous avez plus de 35 ans, un rappel de cotisation sera effectué sur les deux dernières années et vous attendrez 3 mois avant que la garantie CFE ne soit activée. Cette période d’attente passe à 6 mois à partir de 45 ans.

Avantage indéniable : les pathologies préexistantes seront prises en charge sans difficulté par la CFE et en cas d’invalidité totale et définitive, vous continuerez à être couvert jusqu’à la fin de vos jours sans cotiser.

Au-delà du choix “citoyen” qui pourrait être la motivation du bénéficiaire (la solidarité nationale organisée pour la santé et éventuellement la retraite), l’aspect financier reste souvent le critère déterminant pour faire un choix… puisqu’on l’a !

Quelle alternative à la CFE ?

A l’étranger, nombre d’expatriés ou binationaux font donc le choix d’un assureur « privé » pour une prise en charge à 100% de leurs frais médicaux dans le monde : on parle alors d’assurance « au 1er euro ». Pour les célibataires ou les couples jusqu’à deux enfants, la formule s’avère souvent avantageuse. Les pathologies préexistantes peuvent par contre donner lieu à majoration ou dans certains rares cas, exclusions.

En fonction de votre situation de famille, de votre projet d’expatriation ou de votre budget, vous pouvez opter pour un contrat dit « au 1er euro » qui, à l’arrivée, offre des prestations identiques à un contrat CFE + complémentaire CFE.

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