Expatrié ou détaché : quelle « assurance maladie » et comment préparer sa retraite ?

A l’étranger aussi, il faut penser à sa protection sociale !

Quand on part, pour une durée parfois non définie, s’installer à l’étranger et notamment en dehors de l’U.E, on a souvent tendance à négliger certains aspects de la protection sociale auxquels on était pourtant souvent très attentif avant l’expatriation ou le détachement…

Ainsi, il m’arrive souvent de rencontrer, lors de mes déplacements dans le monde, des Français démunis de toute couverture maladie, prévoyance ou retraite, dans des pays où la plateforme de soins est soit limitée, soit hors de prix.

Ils me posent souvent la question de l’intérêt de continuer à cotiser ou non à la Caisse des Français de l’Etranger, que ce soit pour la part « maladie » ou celle concernant la « vieillesse ».  J’essaie alors de les convaincre de ne pas rester sans garantie face à la maladie ou à l’accident et aussi des possibilités qui s’offrent à eux en tant qu’expatriés, pour préparer leur retraite.

La CFE, souvent conseillée pour l’assurance « maladie » mais…

Si l’on souhaite pouvoir être pris en charge en France comme dans son pays d’adoption (et en dehors de toute considération idéologique), la décision (volontaire) d’adhérer à la Caisse des Français de l’Étranger peut dépendre de la situation familiale et du profil de santé. Pour les familles avec enfants et un seul actif, je conseille souvent cette solution plus avantageuse financièrement, dans la mesure où la CFE sera complétée par une « complémentaire CFE ». En effet, la CFE rembourse sur les bases de la sécurité sociale en France : dans certains pays (ou lors des retours en France) cela peut s’avérer tout à fait insuffisant. La complémentaire CFE est conditionnée par un « questionnaire médical » et il faudra vérifier si les conditions de l’assureur sont adaptées. Par exemple, certains assureurs n’accordent la garantie « rapatriement sanitaire » que jusqu’à l’age de 70 ans. A noter que la CFE propose des formules spéciales pour les jeunes, et aussi une formule pour prendre en charge les dépenses de santé uniquement en France, à l’occasion des retours temporaires. Des délais d’attente et des pénalités peuvent par contre s’appliquer selon que vos droits à la Sécurité Sociale ont été suspendus ou non. Nous expliquons tous ces points à nos assurés avant qu’ils ne souscrivent. Nous proposons des packs « CFE + complémentaire CFE », incluant le « rapatriement sanitaire ».

Pour les célibataires et notamment les hommes, une assurance « au 1er euro » sera généralement plus simple à souscrire et plus avantageuse financièrement, dans la mesure où le profil de santé ne présente pas de particularité. L’assurance privée « au 1er euro » est conditionnée par un questionnaire médical et les pathologies préexistantes pourront dès lors faire l’objet de majorations ou d’exclusions. En plus de son coût, un autre de ses avantages est  d’offrir le libre choix des prestataires médicaux, y compris aux USA si cette option a été choisie.

Faire appel à un Courtier spécialisé dans l’assurance des expatriés (ou binationaux à l’étranger) est alors judicieux pour y voir clair et décider en toute connaissance entre les différentes solutions.  Un conseil sans surcoût et, dans ces conditions, pourquoi se passer du professionnel « comparateur d’assurances » ?

Pour l’assurance « vieillesse » ma réponse est plus nuancée…

Toujours volontaires, les cotisations CFE « vieillesse » permettent de maintenir ses droits à la retraite à l’identique de ce qu’ils auraient été en France (cotisations « régime de base »). Elles peuvent être complétées par des cotisations « retraite complémentaire »  (CRE et Ircafex, identiques à Arrco et Agirc) via un contrat Humanis (contactez-nous si vous souhaitez des informations sur cette formule).

Le régime de base est un système « par répartition ». Cette solution sera sans doute à privilégier si vous avez cotisé suffisamment longtemps à ce régime en France et voyez les 62 ans approcher (âge théorique de départ à la retraite). Vous pourrez « racheter des trimestres » si vous avez interrompu vos cotisations pendant une période. Si vous êtes marié depuis deux ans et veniez à décéder, votre conjoint survivant aura droit, sous conditions, à une pension de veuvage. Régime de base et régime complémentaire représentent cependant souvent une charge mensuelle conséquente pour l’expatrié…

Dans la mesure où cette cotisation n’est pas obligatoire pour eux, une alternative à la retraite CFE pour les expatriés peut être de se constituer un patrimoine. Un des avantages étant qu’en cas de décès, les ayants-droit disposeront immédiatement d’un capital certain.  Je conseille alors deux manières judicieuses de se constituer une retraite « par capitalisation » :

  • l’assurance vie. Logée au Luxembourg, elle permettra de vous constituer, à votre rythme, un capital. Une partie de votre épargne pourra être logée sur un « fonds euro garanti ». Nous représentons Allianz Life Luxembourg et son vaste choix de fonds actions ou obligations en différentes devises. Tous les avantages de l’assurance vie en cas de transmission et la sécurité du Luxembourg. Un objectif d’investissement conseillé sur au moins huit ans. Ouverture 30 000 euros minimum.
  • l’investissement immobilier à usage locatif ou résidentiel.  En fonction de votre profil et de vos souhaits, nous vous proposons des « biens en état futur d’achèvement » dans des villes de France à fort potentiel : Nice, Lyon, Bordeaux, Toulouse… Nos programmes sont labellisés NEXITY et vous bénéficiez de la gestion locative Century 21. Toutes les garanties sont incluses pour le propriétaire (notamment garantie de paiement des loyers). Si besoin et que votre profil d’emprunteur le permet, nous pouvons, sous mandat, négocier les conditions tarifaires auprès d’établissements spécialisés dans le crédit immobilier aux expatriés, ainsi que l’assurance emprunteur (décès / invalidité) adaptée à votre statut.  On privilégiera, si cela est envisageable, un crédit « in fine » adossé à une assurance vie nantie. L’avantage de l’opération est alors de conjuguer « épargne » et « prévoyance » puisque en cas de décès, le capital total ou restant dû sera payé par l’assureur.

N’hésitez pas à nous contacter pour toutes vos questions. Nous sommes les spécialistes des expatriés, en solutions collectives ou individuelles.

François Masson

info@bilansanteinternational.com

Associé Gérant

Courtier en Assurances et Immobilier

Conseiller du Commerce Extérieur de la France

 

 

 

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