Luxembourg : la fin d’un paradis fiscal ?

Est-ce la fin du Luxembourg comme paradis fiscal en Europe pour ce qui concerne les assurances vie et autres placements ? Sans doute que oui…

Jusqu’à aujourd’hui, c’était aux contribuables concernés de déclarer leurs assurances vie et autres avoirs au Luxembourg aux services fiscaux de leur pays de résidence et de s’acquitter des éventuelles contraintes fiscales relatives. C’était le cas par exemple d’un résident fiscal français assujetti à l’ISF et qui devait inclure ses contrats au Luxembourg dans le calcul de son patrimoine.

Désormais, dans le cadre du « Common Reporting Standard » (CRS), l’OCDE a mis en place une norme standard d’échange de renseignements relatifs aux comptes financiers. Les compagnies luxembourgeoise devront communiquer aux Etats qui adhérent à CRS l’adresse de chaque souscripteur non résident fiscal au Luxembourg et y disposant d’un contrat. L’adresse retenue étant celle à laquelle les documents initiaux originaux ont été envoyés par la compagnie.

Pour autant le Luxembourg continue à être une place attractive en matière d’assurance vie et dans le cadre de la libre circulation des capitaux. Tout d’abord les avoirs des assurés y restent mieux protégés que partout ailleurs en cas de crise financière grave. Ensuite parce que le Luxembourg offre un large choix de fonds actions et obligations libellés dans la plupart des monnaies internationales et avec les meilleurs gestionnaires de fonds.

L’assurance vie est également le support à privilégier pour transmettre à la ou aux personnes de son choix des capitaux importants en cas de décès, avec un abattement élevé des droits de succession. Contactez votre courtier spécialisé en assurance vie au Luxembourg pour obtenir les conditions de souscription ainsi que les frais d’entrée qui peuvent être négociés en fonction des actifs alloués.

On tiendra compte dans cette allocation du profil de l’investisseur : age, situation de famille, projets à court ou long terme par exemple. Pour ceux qui ne veulent vraiment pas de risque, il restera toujours le bon vieux fonds « euro » garanti qui ne procurera aucun frisson mais des intérêts annuels positifs supérieurs aux livrets classiques proposés par les banques.