Souscription d’assurance santé en zone CIMA

L’APS, première association d’assurés au Bénin

Fort de son expérience dans la souscription médicale individuelle ou collective, acquise depuis plus de dix ans sur les marchés internationaux, Bilan Santé International, courtier spécialisé dans l’assurance santé internationale a, depuis ce début d’année 2018, mis son savoir-faire au service de « l’assurtech » africaine qu’elle accompagne : www.aps-benin.com. Il faut dire que dès sa création, BSI a choisi d’être un « pure player » et doit son développement en grande partie au web. Depuis, BSI a traité en ligne des centaines de souscriptions médicales (assurance santé ou assurance emprunteur pour des expatriés essentiellement en Afrique) et s’est constitué une base de données des décisions de souscriptions prises par les principaux assureurs sur ce marché. Disposant d’une société de courtage d’assurances en zone CIMA, y développer l’assurance santé était dès lors assez naturel pour François Masson.

C’est ainsi que, sur le modèle des associations d’assurés en France (April, ASFE, AFER…), a été créée à Cotonou (Bénin) la première association d’assurés : l’Association de Prévoyance Sociale. Sa vocation est de regrouper des individus pour leur permettre d’accéder à des contrats collectifs à adhésion libre négociés par l’association pour le compte de ses membres. Le premier contrat proposé est une assurance santé et s’appelle  SƆHU.  L’APS a mandaté au Bénin Africa Brokers’ Company (dont François Masson est associé, ndlr),  pour l’étude et le placement du contrat souhaité pour ses membres. ABC intervient ici en tant que « courtier grossiste ».

C’est la compagnie d’assurance SAHAM qui, avec enthousiasme, a accepté de se lancer dans le projet. Son médecin- conseil au Bénin et celui de l’APS (Dr Anne Apithy, vie-présidente de l’association) ont travaillé pendant plusieurs mois pour élaborer, avec les équipes de BSI et d’ABC, les règles de souscription (dont le questionnaire médical), en se basant sur des manuels de souscription médicale internationaux, mais aussi sur leurs expériences acquises en matière d’assurance santé en Europe et au Bénin. Il a également fallu adapter certaines politiques de souscription à l’environnement local. Le « paludisme », par exemple, est généralement mal apprécié par les assureurs occidentaux qui souvent l’excluent de leur garantie si il a été contracté avant la souscription, le considérant alors « chronique ».  Dans un contrat d’assurance destiné à des Africains, il était impensable d’exclure le paludisme. La décision a été prise de le couvrir et donc la question du paludisme n’est pas posée dans le « questionnaire médical ». A noter qu’en dernier ressort et pour les cas « non standards », le médecin conseil de la compagnie SAHAM est décideur de l’acceptation et des conditions, après avis du médecin-conseil de l’APS. Il pourra par exemple accepter de donner garantie mais avec des majorations ou des exclusions.

Le challenge pour l’association APS est maintenant d’avoir de plus en plus de membres pour que la mutualité soit équilibrée et pérenne pour l’assureur. Cela passe par la formation des intermédiaires (agents généraux et commerciaux de SAHAM, courtiers agréés au Bénin) car bien que le produit soit « digitalisé » (un développement 100% au Bénin), il demande généralement à être « vendu ».  C’est un produit qui doit être bien expliqué et bien compris. La bancassurance est un autre vecteur envisagé pour accélérer la distribution du produit.

La mission de l’APS  est aussi de sensibiliser la population à l’importance de l’assurance, de la prévention et à développer l’esprit de mutualité chez ses membres. A ce titre, l’APS  demande leur contribution à des professionnels pour diffuser sur son site de l’information préventive et adaptée à la population béninoise. Nous les remercions ici et  invitons les lecteurs à consulter la rubrique « Conseils Santé » de l’APS !

Pour atteindre ses objectifs,  l’Association APS compte sur les droits d’adhésions collectés à l’occasion des souscriptions (5000 fcfa / an / membre) et sur la notoriété et le marketing de SAHAM. Elle est par ailleurs habilitée à recevoir des subventions, ayant un but social : faciliter l’accès aux soins au plus grand nombre.  Elle a aussi la chance d’avoir comme Président un jeune Béninois dynamique et brillant, Gillus Landehou (par ailleurs associé de BSI et fondé de pouvoir de François Masson pour ABC au Bénin, ndlr), qui a mis toute son énergie pour piloter le projet, le digitaliser et animer les différents partenaires pour le faire aboutir.

Pour SAHAM, le défi est d’apporter un service de qualité à travers son réseau tiers-payant et de contrôler la consommation des assurés pour ce qui concerne les soins non soumis à autorisation préalable. Un système d’alerte est ainsi mis en place avec APS pour informer les assurés dont la consommation se rapprocherait des plafonds de la police.

Quelques mois après  le lancement de SƆHU, les premiers résultats sont tout à fait encourageants. Il faudra cependant atteindre un effectif significatif (le premier pallier visé étant 1000 assurés) et un peu de recul pour mieux apprécier les résultats techniques. L’APS, avec SAHAM, est ainsi indéniablement au Bénin « à l’avant-garde » et gageons que d’autres « assurtechs » seront appelées à voir le jour dans la région.

Souscription d’assurance santé (souscription médicale) pour compte de tiers en zone CIMA

Le marché de l’assurance santé, en Afrique et en particulier en zone CIMA, est promis à un bel avenir avec une classe moyenne de plus en plus demandeuse de solutions locales, accessibles et sans surprise. En attendant que des systèmes publiques de sécurité sociale équitables se mettent en place dans la région, le rôle des assureurs (courtiers ou compagnie) est de proposer des solutions collectives ou individuelles, avec une bonne souscription. Des contrats « au premier franc »  qui pourront demain évoluer vers des contrats « complémentaires », comme on les connaît dans les pays où une sécurité sociale existe.

Plusieurs compagnies d’assurance en zone CIMA ont d’ores et déjà manifesté leur intérêt pour élaborer, avec les conseils de BSI, leur propre contrat d’assurance santé sans « clause d’ajustement », individuel ou collectif et déléguer la « souscription médicale ». 

De la même manière que le tiers-payant est de plus en plus souvent externalisé auprès d’un « gestionnaire spécialisé » (TPA), déléguer la souscription médicale en amont garantit à la compagnie qui porte le risque professionnalisme, neutralité et des procédures bien rodées, inspirées des meilleures pratiques observées au plan international. Nous proposons des solutions éprouvées et des outils web performants, tant pour les distributeurs que pour les assurés, compatibles avec le code CIMA ou encore la CNIL.

Votre compagnie en zone CIMA souhaite se développer en « assurance maladie » ? Contactez-nous pour en parler.

François Masson

Associé Gérant

C.C.E.F

 

 

 

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